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L’espace Schengen : un anniversaire sur fond de fermeture de frontières

Il y a 25 ans, les contrôles frontières étaient abolis, permettant la libre circulation des personnes entre sept pays lors de l’entrée en vigueur de l’accord Schengen. Cet « espace » réunit aujourd’hui 26 pays. Suite à la pandémie du COVID-19, plusieurs pays ont décidé de réintroduire de manière temporaire des contrôles à leurs frontières internes pour limiter la propagation du virus.

L’Espagne et la Hongrie ont fermé leurs frontières terrestres. La Pologne a prolongé mercredi la fermeture de ses frontières jusqu’au 13 avril. La Turquie a fermé ses frontières avec la Grèce et la Bulgarie.

L’Allemagne effectue des contrôles aux frontières avec plusieurs pays – dont la France qui lui applique les mêmes mesures. Elle interdit d’entrée des travailleurs saisonniers étrangers. En revanche, les frontières allemandes restent ouvertes avec la Belgique.

La République tchèque, Chypre, le Danemark, la Lituanie, la Roumanie et la Slovaquie ont fermé leurs frontières aux étrangers (la Slovaquie accepte les Polonais). La Russie a fermé ses frontières terrestres avec la Norvège et la Pologne. L’Autriche a fermé sa frontière terrestre avec l’Italie et la Suisse.

Fermer en « dernier recours »

Le 26 mars 1995, l’accord de Schengen était signé par la Belgique, l’Allemagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Espagne et le Portugal. Aujourd’hui 22 pays membres de l’Union européenne et quatre Etats associés, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse et l’Islande, font partie de « l’espace Schengen ».

Alors que, pour limiter la propagation du nouveau coronavirus, certains pays membres ont décidé de restreindre les passages au sein de cet espace, la Commission européenne estime que cette décision ne doit être prise qu’en « dernier recours. »

L’Union européenne a décidé, sauf exception, le 17 mars de limiter l’accès à ses frontières extérieures.

L’UE a aussi adopté des mesures pour garantir le traitement adéquat des personnes qui doivent voyager et la disponibilité des biens et des services essentiels.

« Nous devons prendre des mesures exceptionnelles pour protéger la santé de nos citoyens. Mais faisons-en sorte que les biens et les services essentiels continuent à circuler dans notre marché intérieur, » a souligné la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Lors du Conseil européen qui s’est tenu jeudi 26 mars, le président français Emmanuel Macron a prévenu que les fondements de l’Union européenne sont en péril. Selon lui, le principe même de l’espace de libre-circulation né des accords de Schengen est menacé si les Européens prennent des mesures de fermeture non coordonnées des frontières intérieures.

De son côté, le Secrétaire général de l’ONU António Guterres souligne l’importance de la solidarité pendant ces temps extraordinaires :

« Les restrictions sur les voyages sont bien comprises parce qu’il faut limiter la propagation du virus. En même temps, il est nécessaire d’avoir la solidarité et de lutter contre les fausses nouvelles et des campagnes sur les réseaux sociaux qui visent à propager la peur et de semer la division. »

 

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